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Rapport complet

Animateur :

Nicolas Morvan, conseiller régional de Bretagne et Président de la Communauté de communes du Pays de Quimperlé.

 

Experts :

Daniel CUEFF, maire de Langouët et co-président de l'association Bruded.

André SAUVAGE, sociologue, professuer à l'Ecole Nationale supérieure d'architecture de Bretagne.

Jean-Paul LEGENDRE, responsable de la société de bâtiment Legendre.

 

Le rapport du rapporteur : Edouard BOUIN, médiateur scientifique, consultant en développement durable.

 

De nombreux défis à relever :  climatique, énergétique, démographique, défi de l’usage des ressources, défi de la biodiversité.

 

Face à la dynamique démographie de la Bretagne pour les trente prochaines années, l’implication claire du politique est indispensable. Peut-on penser uniformément le problème de l’artificialisation des espaces des grandes villes, de la côte et de nos petits bourgs des campagnes ? Au risque de réduire l’attractivité de ces derniers.

 

Ce n’est pas le nombre de m² autour de la maison qui va rendre attractive la commune, mais de plus en plus, c’est le projet global de la commune dans un développement durable et solidaire qui lui convient. Les quelques communes pionnières sont rejointes par de nombreuses autres. Elles sont actuellement 106. Pour avancer, il est nécessaire de mutualiser, d’échanger, surtout quand on n’est pas riche. Et cela marche. Il suffit de voir le nombre de visites de ces communes. Bientôt, il ne sera  plus forcément nécessaire de se rendre à Fribourg pour  voir et échanger sur l’urbanisme durable.

 

C’est seulement depuis 2005 que quelques professionnels du bâtiment ont commencé à s’intéresser à cet urbanisme durable. Bien évidemment, il faut se former à de nouveaux métiers, à de nouvelles techniques. Mais avant tout, ce sont des formations à l’ouverture d’esprit, à un apprentissage partagé entre les divers corps de métiers qu’il faut mettre en place. C’est aussi remettre l’homme au cœur de l’entreprise.

 

Quelque soit la dimension de nos cités, nous devons repenser  la place et le rôle des espaces communs et des services. La solidarité sociale et générationnelle doit être la préoccupation constante de l’aménagement.

Réduire la consommation énergétique dans les bâtiments existants va avoir un coût et de nombreuses familles ne sont pas en mesure d’assurer  cette dépense.

 

La majorité actuelle du Conseil régional avait dès 2005 voté une politique ambitieuse : l’EcoFAUR. Les aides à la construction de bâtiments publics, l’urbanisme et à la réalisation de zones d’habitations étaient pour la première fois éco-conditionnées. Une expérience unique en France, regardée avec envie par de nombreuses régions.

 

L’EcoFAUR doit, dans le prochain mandat, passer à une vitesse supérieure. Mais c’est à terme toutes les aides du Conseil régional qui devront être éco-conditionnées.

L’Etablissement Public Régional sera un bras de levier considérable pour planifier la consommation de l’espace breton et permettre à tous d’habiter  s’il le souhaite en proximité de son lieu  de travail.

 

Compétence du Conseil régional, la formation doit intégrer toutes ces nouvelles problématiques et sans doute anticiper la formation à de nouveaux métiers des secteurs d’activité qui sont en déclin.

 

Les partenariats du Conseil régional et des acteurs associatifs doivent être renforcés afin de définir un plan de développement d’éducation populaire au développement durable et solidaire. Les citoyens attendent beaucoup des collectivités. Mais ils sont aussi en capacité, individuellement, dans leur famille, leur rue, leur entreprise, leurs associations de mettre en place des actions qui permettent d’aller rapidement dans le bon sens.