Logo-popup
 

Rapport complet

Un constat fort posé lors cet atelier.

 

Le 18° siècle a été celui de la production de la terre. Le 19°, celui de la production industrielle ouvrière. Le 20° celui de la production du capital et de la financiarisation de la société.

 

Le 21° marquera le retour à la terre, le retour du lien au sol.

 

Mais avec une vision et une approche bien différente. Avec une volonté de préservation de l’espace, d’une production énergétique durable, de territoires et de paysages de qualité, de valorisation du patrimoine naturel, de la biodiversité.

 

Et l’espace régional est bien l’espace cohérent pour initier, élaborer et accompagner des politiques publiques ambitieuses qui doivent être mises en œuvre par le Conseil régional. Un Conseil régional qui doit contribuer pour l’efficacité de l’action publique à « décloisonner » les financements. Et ainsi renforcer l’action pionnière des associations de protection de l’environnement.

 

Quelques idées et propositions développées.

 

1- Le schéma régional du patrimoine naturel adopté en 2007 poursuit deux priorités :

 

-          L’amélioration des connaissances, d’où la création d’un observatoire de la biodiversité.

-          La protection des espaces, des espèces et des sites d’intérêt géologique, d’où la création des parcs régionaux, des réserves naturelles, la protection et la valorisation des grands sites emblématiques de la Bretagne et la politique des contrats nature.

 

L’amélioration des connaissances. Une connaissance partagée. Grâce à la création d’un observatoire unique qui pourrait prendre en compte les questions liées à la biodiversité, à l’eau, à l’énergie, aux déchets.

 

Des connaissances qu’il faut diffuser. L’éducation à l’environnement, au territoire est essentielle. Il s’agit pour cela de mettre en œuvre des moyens pour que l’environnement devienne une question centrale d’éducation populaire. Pour que tout le monde comprenne ainsi par exemple les principes d’une « gestion différenciée ».

 

La protection des espaces. Au-delà de la politique actuelle de préservation de multiples sites « remarquables », il s’agit bien de promouvoir les « trames vertes et bleues », les corridors écologiques, mais aussi et surtout de promouvoir la préservation au quotidien de la nature.

 

Et ainsi de ne plus s’inscrire dans une vision « compensatrice », mais bien dans une approche qui permette au contraire de mettre en avant les richesses et fonctionnalités, la valeur ajoutée de nos espaces naturels. Il faut pour cela porter la même attention au patrimoine naturel qu’à la préservation du patrimoine bâti et culturel. De réhabiliter la notion de « service rendu » par la nature, de valoriser l’utilité économique et sociale de nos espaces naturels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2- Pour un projet agricole partagé, à la fois performant et respectueux de l’environnement. Pour des agricultures diversifiées et durables. Tel a été le sens de l’action de la Région entre 2004 et 2010. Ainsi, aujourd’hui, pour un euro à l’agriculture conventionnelle, 6 euros vont aux agricultures alternatives.

 

Pour préserver la biodiversité, reconquérir la qualité de l’eau, de nouvelles pratiques agricoles sont absolument nécessaires (prairies permanentes). Les terres protégées acquises par les collectivités, par le Conservatoire du Littoral pourraient ainsi être mises à disposition d’exploitants qui par leurs pratiques culturales renouvelées pourraient expérimenter de nouveaux modes de culture et des savoir-faire techniques nouveaux. Il s’agit de retrouver « les repères agronomiques ».

 

La Bretagne doit demeurée une région « non OGM ».

 

3- L’attractivité de la Bretagne ne sera préservée que si nos territoires et leurs richesses naturelles sont préservées et valorisées par l’homme, acteur majeur des écosystèmes.

 

Les sites naturels doivent être accessibles. La préservation supposant la valorisation. Le tourisme breton ne peut-être qu’un tourisme durable.

 

La préservation du foncier face à la pression démographique est capitale d’où la nécessité d’activer l’Etablissement Public Foncier. C’est une urgence pour la Bretagne.

 

4- La promotion des énergies renouvelables.

 

L’utilisation des richesses naturelles renouvelables à des fins énergétique est nécessaire.

 

Mais cela suppose en particulier la préservation de ce bien public et non sa privatisation à des fins financières.

 

Et une attention forte au respect des paysages.