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Rapport complet
« La Bretagne est une région fabuleuse. Nous avons des atouts dans notre jeu » Ces mots de conclusion ont illustré la passion des intervenants de cet atelier qui a fait émerger une dizaine de points :

 

  1. L'innovation par le marché est essentielle dans un contexte paradoxale ou d'un coté le Low Cost explose et mécaniquement réduit les ressources des agriculteurs et entrepreneurs et de l'autre les attentes des consommateurs en terme de traçabilité, de qualité, de santé... qui nécessitent des investissements importants. Dans ce contexte, la capacité d'anticiper les évolutions du marché mais aussi la capacité à « éduquer » les consommateurs deviennent des éléments stratégiques. Il ne faut pas réduire l'innovation à la technologie.

  2. L'innovation par la recherche : si pour des entreprises qui viennent du milieu de la recherche comme Polaris les liens avec l'université peuvent se faire assez naturellement, il reste encore des barrières qui sont pour beaucoup intellectuelles. La question de la recherche est centrale, en particulier, pour répondre aux questions écologiques. Se pose aussi la question d'amener cette recherche aux PME, de la diffuser, c'est l'une des missions du réseau d'innovation breton et en particulier des plate forme technologiques. Ces dernières semblent s'essouffler.

  3. L'aménagement du territoire : nous avons dans toutes nos communes bretonnes des entreprises. Le contexte actuel peut nous emmener vers plus de concentration et en particulier la taxe Borloo. Il faut faire très attention car la force de la Bretagne vient de ses territoires. Il faut garder notre organisation équilibrée entre l'est et l'ouest et entre les différents territoires. La question logistique a aussi été abordé et en particulier avec l'interrogation du positionnement d'une future plate forme logistique.

  4. Agir ensemble : la Bretagne a une tradition de travail en commun qui se traduit par exemple de façon très pragmatique par des présences groupées sur des salons internationaux. Nous donnons ainsi une bonne image à l'étranger. Néanmoins, il reste du travail à faire pour aller plus loin. Par exemple, toujours sur les questions internationales en rationalisant les réseaux existants. Une représentations commune dans le domaine agricole à Bruxelles pourrait aussi être étudiée. Plus largement, des sujets comme les algues vertes, comme l'avenir de l'agriculture mériteraient encore plus de travail en commun pour arriver à une position commune, il faut arrêter les oppositions entre les différentes parties prenantes. Dans le même sens, des progrès sont encore à faire pour créer des ponts entre l'université et l'entreprise.

  5. Le modèle agricole breton : l'exemple danois a été présenté, pays qui dispose des mêmes quotas que le Bretagne mais qui s'appuie sur une très forte concentration des moyens. Seule une entreprise collecte le lait dans ce pays. Cet exemple nous montre ce vers quoi l'agriculture bretonne peut aller : plus de concentration et la fin du modèle breton de petite exploitation qui fait passer la valorisation des hommes et des femmes avant le financier. Il nous faut maintenant faire un choix et de préférence défendre notre modèle breton. Sa fin poserait aussi des questions en matière d'aménagement du territoire.

  6. La formation des salariés et dirigeants : cette question a été abordée rapidement pour dire que si les salariés ont besoin de formation, les dirigeants en ont besoin aussi.

  7. L'accompagnement des entreprises : l'entreprise et le dirigeant doivent pouvoir être accompagnés à chaque étape de la vie : de la création à la disparition. Une importance est à accorder à la création et en particulier financièrement pour éviter que des créateurs soient contraint hypothéquer leur maison dans certains cas. La fin de vie mériterait aussi un accompagnement. Par contre, le développement et les investissements doivent pouvoir être financés par l'entreprise et pas des subventions. Une entreprise doit gagner de l'argent plutôt que de toucher des subventions.

  8. Le besoin de cibler l'innovation plus que de mettre de nouveaux moyens. Un des intervenants a insisté sur l'importance de définir les domaines clés pour la région et de cibler les moyens sur ces domaines.

  9. Le domaine de l'énergie : il y a beaucoup à faire. Par exemple dans l'agriculture avec la méthanisation mais attention aux excès : par exemple avec la mode du biodiesel qui revient à mettre de « l'alimentation dans le réservoir »

  10. Enfin, nous avons besoin d'un discours positif sur notre région qui met en valeur nos atouts.